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La limitation de vitesse pour jeune conducteur

Mis à jour le 16/01/2026

Un permis de conduire n’est jamais définitivement acquis, à plus forte raison lorsqu’on est dans la catégorie "jeune conducteur" ! En effet, la date d’obtention du permis fixe le début d’une période probatoire, durant laquelle l’apprenti conducteur est tenu de respecter la limitation de vitesse jeune conducteur, plus basse que la limite fixée aux conducteurs confirmés.

 


Pourquoi les jeunes conducteurs ont-ils une limitation de vitesse plus basse ?


La vitesse dans le Code de la route

Le Code de la route stipule que la limitation de vitesse s'applique à l’ensemble du réseau routier. La vitesse maximale autorisée varie en fonction du type de chaussée, de l’ancienneté du conducteur et des conditions météorologiques, mais doit toujours être strictement respectée pour des raisons évidentes de sécurité.

En période probatoire, la vitesse maximale réglementaire est généralement plus basse que celle d’un conducteur confirmé. De plus, cette vitesse maximale n’est pas indiquée par la signalisation routière. C’est pourquoi il est essentiel de connaître sur le bout des doigts les vitesses maximales imposées par votre statut de jeune conducteur et de les appliquer, quel que soit l’endroit où vous circulez ! 

Retrouvez dans notre article dédié toutes les informations sur les amendes et les retraits de points liés aux excès de vitesse.

Portion de route

Limitation de vitesse en période probatoire

Limitation de vitesse permis de plus de 3 ans

Autoroutes

110 km/h

130 km/h

Autoroutes où la vitesse maximale autorisée est < à 130km/h 100 km/h 110 km/h
Routes à 2 chaussées séparées par un terre-plein central 100 km/h 110 km/h
Routes avec au moins 2 voies dans le même sens 80 km/h 90 km/h

Routes à double sens sans séparateur central

80 km/h

80 km/h

Agglomérations 50 km/h 50 km/h

Tableau des limitations de vitesse par portion de route et par permis

 

Limiter la vitesse, un point clé du permis probatoire

L’obtention du permis de conduire atteste de la capacité d’un individu à conduire un véhicule. En revanche, pas question de se relâcher une fois le précieux sésame en poche ! Il faut passer la période de permis probatoire. Cela signifie qu’il faut continuer à prouver ses compétences pendant quelque temps avant de pouvoir bénéficier des mêmes règles de conduite qu’un conducteur aguerri... Sa date d’obtention marque le point de départ d’une période qui peut varier entre 1 an et demi et 3 ans selon le type de formation suivie (apprentissage traditionnel, supervisé, encadré, AAC, avec ou sans formation complémentaire).

Ce délai post-apprentissage laisse le temps d’expérimenter la conduite en toute autonomie, tout en démontrant que l’on est un conducteur responsable, sûr de soi et respectueux des autres usagers sur la route. Durant cette période « conditionnelle », l’apprenti conducteur bénéficie d’un capital de 6 points seulement (au lieu de 12 points, le nombre de points maximal pour un conducteur confirmé).

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Par ailleurs, il doit respecter plusieurs règles spécifiques pour être en conformité avec la loi et éviter les sanctions, notamment en apposant un macaron de signalisation à l’arrière de son véhicule et en ne dépassant jamais le taux d’alcoolémie maximal toléré au volant, soit 0,2 g/l de sang. Enfin, le conducteur novice s’engage à respecter la limitation de vitesse jeune conducteur, qui fait aussi partie de mesures spécifiques appliquées dans le cadre du permis probatoire. La bonne nouvelle, c’est que ces devoirs s’accompagnent aussi de droits, puisque chaque année passée sans infraction laisse place à une majoration du nombre de points.

L’ensemble de ce dispositif pédagogique vise à la fois à responsabiliser l’apprenti conducteur et à réduire le nombre d’accidents impliquant de jeunes conducteurs.

 


Les limitations de vitesse pour un jeune conducteur


Dans le cadre du permis probatoire, les limitations de vitesse réglementaires spécifiques peuvent être différentes de la signalisation routière existante.

Les vitesses maximales à respecter sont les suivantes :

  • 110 km/h sur autoroute.
  • 100 km/h sur les routes à chaussées séparées par un terre-plein central et les sections d’autoroute à vitesse maximale autorisée inférieure à 130 km/h.
  • 80 km/h sur les autres routes : à double sens de circulation sans séparateur central, et les sections de routes comportant au moins deux voies dans le même sens de circulation (sans séparateur central).
  • 50 km/h en agglomération.

Lorsque des panneaux de signalisation indiquent une limitation plus basse que la vitesse réglementaire jeune conducteur (ex : travaux, accidents, habitations...), il faut bien évidemment respecter cette limitation, qu’elle soit permanente ou temporaire et que l’on soit jeune conducteur ou non.

 


Limitation de vitesse pluie pour jeune conducteur

Rares sont les conducteurs qui apprécient la pluie, la neige et le brouillard au volant. De mauvaises conditions météorologiques peuvent en effet rendre la chaussée glissante et réduire la visibilité. En cas d’intempéries, il est important d’adapter sa conduite et de prendre de bonnes initiatives, la première étant d’allonger la distance de sécurité avec le véhicule qui précède... et bien sûr de respecter les limitations de vitesse qui vous concernent.

 

 

 

Limitation de vitesse par temps de pluie

Pour un jeune conducteur, les limitations de vitesse pluie sont exactement les mêmes que lorsque le temps est au beau fixe. Elles sont d’ailleurs communes à l’ensemble des conducteurs, quelle que soit leur ancienneté, soit :

vitesses-selon-meteo

 

Limitation vitesse en cas de brouillard, neige ou forte pluie

Dans les cas où la visibilité est inférieure à 50 m (brouillard, chute de neige, forte pluie, etc.), la vitesse est limitée à 50 km/h sur tous les types de routes.

À noter :  ces conditions justifient également l’allumage des feux de brouillard avant du véhicule, hors agglomération seulement. Quant aux feux de brouillard arrière, ils ne peuvent être utilisés qu’en cas de brouillard ou de chute de neige.

 

 

Excès de vitesse en permis probatoire : quelles sanctions ?

En permis probatoire, le barème de retrait de points pour un excès de vitesse est le même que pour tous les conducteurs. En revanche, les conséquences peuvent être plus rapides, car le jeune conducteur démarre avec 6 points (puis en gagne progressivement s’il ne commet pas d’infraction).

Retrait de points selon l’ampleur de l’excès de vitesse (vitesse retenue)

  • Moins de 5 km/h au-dessus de la limite : 0 point (amende uniquement).

  • Entre 5 et 19 km/h au-dessus : retrait de 1 point.

  • Entre 20 et 29 km/h au-dessus : retrait de 2 points.

  • Entre 30 et 39 km/h au-dessus : retrait de 3 points.

  • Entre 40 et 49 km/h au-dessus : retrait de 4 points.

  • À partir de 50 km/h au-dessus : retrait de 6 points (sanctions très lourdes, pouvant aller jusqu’à la suspension, voire l’annulation du permis ; depuis fin 2025, c’est également un délit).

Ce qui change en permis probatoire

  • Perte de points = arrêt de la progression automatique des points : si le conducteur commet une infraction avec retrait de points, il ne bénéficie plus de la montée automatique vers 12 points tant qu’il n’a pas respecté une période sans nouvelle infraction.

  • Stage obligatoire : en période probatoire, si l’infraction entraîne un retrait de 3 points ou plus (ex. excès de vitesse à partir de +30 km/h), un stage de sensibilisation peut devenir obligatoire dans un délai imposé.

  • Risque d’invalidation plus rapide : avec seulement 6 points au départ, un retrait de 6 points (excès ≥ 50 km/h) peut conduire à une invalidation pour solde de points nul, notamment au début de la période probatoire.

 

 

Pour aller plus loin

La limitation de vitesse, c’est bon, vous maîtrisez. Trouvez maintenant la formule d’apprentissage qui match avec vos envies  !

 

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