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Alcool, drogues, médicaments : quels impacts sur la conduite ?

Selon la Sécurité Routière, l’alcool est responsable de 30 % de la mortalité routière. Et toutes ces morts pourraient être évitées si l’ensemble des conducteurs respectaient scrupuleusement la réglementation fixée par le Code de la route en matière d’alcoolémie au volant. Voilà qui fait réfléchir… Nos équipes sont restées sobres pour garder les idées claires et vous exposer, dans les grandes lignes, ce que dit le Code de la route à propos de l’alcool, la prise de drogues ou de médicaments au volant.


Quel taux d'alcool à respecter au volant et pourquoi ?


Avant toute chose, il faut savoir que la quantité d’alcool dans l’organisme se mesure de 2 manières :

  1. Soit, en gramme d’alcool par litre de sang ;
  2. Soit, en milligramme d’alcool par litre d’air expiré.
     

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Schéma représentant différentes boissons alcoolisées comportant la même dose d'alcool


Les taux réglementaires à ne pas atteindre sont les suivants :

  • 0.20 g/litre de sang soit 0.10 mg/litre d’air pour les conducteurs en situation d’apprentissage (conduite accompagnée, conduite supervisée) ou en période probatoire ;
  • 0,50 g/litre pour tous les autres conducteurs.
     

Les effets délétères de l’alcool sur les sens et les réflexes se font sentir rapidement et sont multiples. En effet, avec un seul verre d’alcool (que votre organisme mettra environ 2 h 30 à éliminer ! Oui quand même), votre taux d’alcoolémie peut avoisiner les 0,25 g/l de sang et engendrer :

  • Une plus grande sensibilité à la lumière ;
  • Une forte réduction du champ de vision ;
  • Des troubles de l’équilibre ;
  • Un allongement du temps de réaction ;
  • Une altération des facultés de raisonnement (choix déraisonnables et/ou incohérents) ;
  • Une moins bonne appréciation des distances.

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Alcool au volant et fausses croyances...

Quand il est question d’alcool au volant, chacun y va de sa théorie. Nos équipes reviennent sur celles qui persistent et contribuent à répandre une information erronée.

Voici deux exemples significatifs en matière de fausse croyance :

  • Mélanger de l’alcool avec du jus de fruits ou du soda réduit le taux d’alcool = FAUX.

  • Ingérer du café ou un grand volume d’eau diminue la concentration d’alcool = Encore FAUX !
     

Vous reprendrez bien un p’tit verre (d’eau) avant votre cours de conduite ?

Au siècle dernier, les gérants d'auto-écoles n'étaient pas contraints de posséder un local pour enseigner le Code de la route et les rudiments de la conduite. Aussi, il arrivait fréquemment qu'un élève retrouve son moniteur... Au bar du coin !

 

Conduite sous drogues (cannabis, cocaïne, ecstasy, etc.), quels sont les risques ? 

Dans ce domaine, la Sécurité Routière affiche d’autres chiffres qui donnent autant froid dans le dos. En 2017, environ 780 personnes ont trouvé la mort sur les routes françaises dans un accident impliquant l’usage de stupéfiants.

L’usage de drogues provoque des effets plus ou moins similaires à ceux de l’alcool. L’effet cocktail alcool + drogue (parfois plébiscité par les jeunes conducteurs) tient du suicide puisqu’il multiplie par presque 30 le risque d’accident mortel !

 

Voici les effets des principales drogues sur la conduite :

  • La prise de cannabis, très courante, engendre un allongement du temps de réaction, une moins bonne coordination, une baisse de la vigilance ainsi qu’un amoindrissement des facultés visuelles et auditives.
  • La cocaïne entraîne une conduite plus sportive pour ne pas dire agressive avec des défauts d’attention et/ou de jugement. Elle peut provoquer jusqu’à la perte de contrôle du véhicule.
  • L’ecstasy est connue pour donner un sentiment d’assurance et de contrôle de soi et masquer la fatigue. Cette drogue peut engendrer une attitude irrationnelle au volant.
  • Les drogues hallucinogènes type champignons, LSD, mescaline sont réputées pour créer des illusions visuelles et/ou auditives. Elles provoquent des troubles de la perception, amènent une certaine confusion voire de l’angoisse qui peut basculer en crise de panique.
  • L’opium ou la morphine, dont l’usage est moins courant, jouent sur les réflexes, altèrent la perception des risques et donc du danger.

 

Conduire sous l’emprise de médicaments, quels sont les effets ?

L’absorption de certains médicaments, même vendus sans prescription médicale, a parfois des répercussions sur la conduite. En effet, ils peuvent provoquer des vertiges, une altération de la vision, une sensation proche de l’ivresse créée par l’alcool et même des hallucinations.


Les médicaments reconnus pour entraîner une baisse de la vigilance ou une somnolence sont facilement identifiables par un pictogramme indiquant précisément le niveau de risque sur la boîte :

  • Niveau 1 : soyez prudent sur la route ;
  • Niveau 2 : soyez très prudent si vous devez prendre le volant ;
  • Niveau 3 : conduire est proscrit. Passez le volant et demandez l’avis de votre médecin pour la reprise de la conduite.
     

Si vous souhaitez en savoir plus sur la réglementation et connaître les sanctions en cas de conduite en état d’ébriété ou sous l’emprise avérée de drogues ou de médicaments, parcourez l’article Infractions liées à l’alcool et aux drogues.

 

 

Pour aller plus loin

Vous souhaitez découvrir de nouvelles thématiques !? Prenez connaissance de la quinzaine de cours dédiés à l’apprentissage du Code de la route (cf contenus susceptibles de vous intéresser ci-après) et foncez à l’auto-école de votre quartier pour vous procurer l’ouvrage de référence : le Code de la route B. Ce livre au format compact vous suivra partout jusqu’au succès :) !

 

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